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La maison artistique de personnes vivant avec une déficience intellectuelle

Dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, L’Entraide pour la déficience intellectuelle du Joliette métropolitain a invité ses membres à explorer la thématique du mois de mars de Musée en quarantaine, la maison.


À l’Entraide, nous accueillons principalement des adultes qui vivent dans leur famille naturelle (37 %), dans une ressource non-institutionnelle, souvent appelée famille d’accueil (47 %) ou en appartement (12 %). [1] Dans ce contexte, il est fréquent que nos membres nous partagent leurs aspirations en lien avec leur lieu d’habitation.


« Je suis une fille de campagne, j’aimerais habiter sur le bord de l’eau. » - Johanne


« Ma maison de rêve, c’est un château avec une piscine et des princesses et des rois pis toute. Je veux avoir des affaires grandes. » - Nadia


« Je rêve d’habiter avec une amie ou un ami. » - Vicky


« Un jour, je rêve d’habiter avec mon chum. Ma maison de rêve serait pleine de couleurs, grande, avec un bel escalier et un beau lit. Avec quelqu’un qui s’occupe de nous autres, un bon entourage, des bonnes personnes. » - Chloé


« Je rêve que ma maison soit toute meublée. J’aimerais avoir un animal de compagnie et recevoir des amis chez nous. » - Audrey


Sylvie Campbelle et Josée Masse, La Villa, non daté


Ces rêves peuvent tout à fait être partagés par des personnes sans déficience intellectuelle. Johanne ajoute que pour elle, « une maison, c’est où on vit, dans un milieu familial où je peux recevoir des amis dedans. C’est vraiment ça une maison pour moi. Je suis partie tard de la maison, plus tard que mes frères et mes sœurs. »


En ce qui concerne l’art, c’est un médium très utilisé à l’Entraide. Il permet aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle, comme à tout le monde, de s’exprimer. Certains des membres de l’Entraide sont non-verbaux, d’autres sont parfois limités au niveau du langage. L’art révèle alors un aspect encore plus libérateur et permet d’entrer en contact différemment avec les autres. L’art devient un langage en soi. Nous observons aussi que l’art apporte un état de tranquillité, de sérénité et de bien-être. Comme le mentionne Johanne, « Je me sens bien avec moi-même quand je fais de l’art. Ça me remplit de calme de dessiner. C’est une fierté de montrer mes dessins. Ça me rend contente. » Nadia abonde dans le même sens : « Je me sens bien quand je fais de l’art. J’aime ça, ça me détend. »

La Semaine québécoise de la déficience intellectuelle vise à sensibiliser la population au grand potentiel des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, à favoriser leur pleine participation sociale et à démystifier les préjugés. Pour en savoir plus, visitez sqdi et entraide.



Collectif, membres de l’Entraide DIJM, non daté


Valérie Brouillette, Ma maison à moi, 2021


[1] Données tirées du rapport d’activités 2019-2020 de l’Entraide DIJM.

Cet article a été écrit par Marie-Christine Boucher, directrice au développement de L’Entraide pour la déficience intellectuelle du Joliette métropolitain.



POUR PARTICIPER À MUSÉE EN QUARANTAINE

Vous avez jusqu'au mercredi 31 mars à midi pour nous envoyer vos créations artistiques inspirées du thème du mois. L’exposition sera en ligne le jeudi 8 avril 2021.

Cliquez ici pour savoir comment participer.


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