THÈME 30

LES ÉMOTIONS AU TRAVAIL

(du 4 au 30 novembre 2021)

Bienvenue dans ce nouveau thème de Musée en quarantaine. Nous avons hâte de recevoir vos créations !

 

Ah, le travail… cette occupation qui occupe une des plus grandes parties de notre vie ! Nous le savons, au travail, nos employeurs et employeuses et/ou nos client.e.s nous demandent d’être des personnes productives, créatives (et autres tâches connexes !) afin d’augmenter le capital des entreprises. On le sait, travailler c’est faire un effort soutenu pour obtenir un résultat et, normalement, on a un salaire en échange de nos efforts grâce à un contrat qui est défini à l’avance. Mais, est-ce que tout est défini dans un contrat ? Serait-il possible que nous produisions tous et toutes un travail invisible qui est non rémunéré ? Aussi... serait-il pensable qu’on nous demande et que nous acceptions de performer nos émotions au travail ?

 

Il n’est pas rare de vivre un tas d’émotions qui peuvent être liées à notre travail et ces dernières n’ont pas toujours la possibilité d’être exprimées, sauf, peut-être, si elles peuvent apporter une valeur pécuniaire à l’entreprise ou aux client.e.s. Par exemple, si je suis une personne qui travaille dans un environnement créatif, mes clients ou les personnes qui m’emploient m’encourageront peut-être à mettre mes émotions de l’avant pour capitaliser sur celles-ci, car elles peuvent nourrir ma créativité. L’œuvre de Daisuke Kosugi et Ane Hjort Guttu, The Lost Dreams of Naoki Hayakawa [Les rêves perdus de Naoki Hayakawa], créée en 2016 et présentée dans l’exposition Souriez ! Les émotions au travail (au MAJ actuellement), explore cet exemple de façon étonnante. A contrario, si je passe une mauvaise journée à cause de mon travail, est-ce que j’ai la possibilité d’arriver le lendemain au boulot en pyjama avec du mascara qui dégouline ? Je pense que la réponse est non, sauf peut-être pour Halloween.